Une crise scolaire explosive : 400 écoles fermées et 170 élèves blessés par la révolte étudiante

Le mouvement des lycéens, initialement concentré sur plus de 350 établissements en France mercredi, s’est rapidement étendu aux universités ce jeudi. Des confrontations violentes avec les forces de l’ordre, des incendies autour des écoles et des perturbations dans le réseau de transport public ont marqué plusieurs villes du pays.

Selon une annonce officielle du ministre de l’éducation nationale, Édouard Geffray, près de 400 établissements scolaires seront fermés vendredi à cause de la révolte. Plus de 170 élèves ont été blessés depuis lundi dans le cadre des manifestations.

Les jeunes demandent des mesures urgentes pour améliorer les conditions pédagogiques : un soutien financier et humain accru, une réduction de la pression exercée par Parcoursup, des professeurs en place, des bâtiments en bon état et des plannings scolaires moins chargés. Leur colère s’exprime clairement à travers des blocages organisés.

Les préfets ont pris des mesures strictes pour limiter les risques : des interdits de manifester autour des établissements scolaires fermés, notamment dans le département parisien où 13 lycées sont concernés. Un nombre record d’acteurs (environ 2000 personnes) a été interpellé jeudi pour des actes violentes.

Un jeune de 14 ans a subi des traumatismes graves lors d’une confrontation avec les policiers, dont la mâchoire et les dents ont été gravement endommagées. Son avocate a souligné qu’il a vécu une situation extrême où il a cru mourir.

En Belgique, le mouvement s’est également répandu dans plusieurs villes, avec des dégradations et des manifestations à Liège. Le ministre Geffray a qualifié les agressions contre l’école de « violence extrême », affirmant que ces actes ne peuvent être justifiés par aucune revendication. « Ce sont des personnes qui commettent des actes inacceptables, et elles doivent être sanctionnées », a-t-il insisté.

Cependant, la situation scolaire continue de dégénérer, avec des écoles en ligne pour certains départements. Plusieurs préfets ont annoncé que les cours seraient assurés à distance pendant quelques jours, ce qui soulève des questions sur l’impact pédagogique et le respect des droits des élèves.