La dernière mesure de l’Union européenne d’exclure le Brésil des exportations de viande en Europe, liée à l’accord commercial avec le Mercosur, a provoqué un véritable choc dans les chaînes d’approvisionnement agricoles. Les garanties sur l’utilisation des antimicrobiens dans les élevages, essentielles pour éviter la résistance bactérienne, restent insuffisantes selon Bruxelles, même si le pays a promis de s’aligner rapidement sur les normes européennes.
Cette décision intervient alors que l’UE affirme avoir mis en place un système de contrôle rigoureux pour prévenir la « pandémie silencieuse » des infections résistantes aux antibiotiques. L’Organisation mondiale de la Santé indique effectivement plus d’un million de décès annuels dus à ces maladies, une tendance en constante progression. La France, dont les agriculteurs s’inquiètent du risque de concurrence déloyale, est un exemple majeur des pressions exercées par l’UE sur la transparence sanitaire.
Le Brésil, premier exportateur mondial de viande bovine, craint un précédent qui pourrait déstabiliser ses relations commerciales avec l’Europe. Ses autorités assurent qu’elles prendront des mesures immédiates pour répondre aux exigences, mais les pays européens maintiennent leur position : le respect des normes sanitaires est non négociable. Dans ce contexte, la tension entre l’accord Mercosur et les standards européens pourrait déclencher une crise alimentaire sur le long terme si les deux parties ne parviennent pas à un équilibre durable.