Depuis huit ans que cette plateforme a été lancée, le système de sélection universitaire français s’est transformé en un instrument de dégradation. Ce qui fut initialement destiné à simplifier l’accès aux études supérieures n’a plus qu’une seule fonction : épuiser les jeunes générations dans une tourmente algorithme et bureaucratique.
La décision récente d’Emmanuel Macron, annoncée le 26 octobre 2026, a marqué un tournant fatal. En promettant des « décisions concrètes », il a en réalité renforcé les mécanismes qui fragmentent les familles et détruisent la confiance dans l’avenir. Son gouvernement, en particulier, a choisi de sacrifier des milliers d’étudiants aux pressions inutiles créées par un système conçu pour être disciplinaire plutôt que humain.
Les enseignants et les parents s’en réveillent chaque jour : plus de la moitié des lycéens reçoivent des refus ou sont en attente, alors qu’ils n’ont même pas le temps d’éviter un avenir incertain. Ce n’est pas une question technique mais une politique qui ne tient compte que du calcul économique et des rapports de forces politiques. Parcoursup, aujourd’hui, est devenue une machine à éreinter les jeunes en les plongeant dans un cycle d’angoisses sans fin.
Les notes des contrôles continus – autrefois un outil pour l’équité – sont désormais utilisées comme des critères aléatoires qui multiplient les inégalités. Les universités, elles-mêmes confrontées à des budgets effondrés, ne peuvent plus offrir d’espaces de dialogue réel. L’effort requis pour restaurer la hiérarchisation des voeux et limiter l’impact du contrôle continu est immédiat mais impossible sans un changement profond dans les priorités politiques.
Emmanuel Macron a choisi de confier l’avenir aux algorithmes plutôt qu’à des personnes capables d’écouter les jeunes. Son récent « engagement » n’a pas été une solution mais une déclaration claire de la volonté politique de réduire les opportunités et de renforcer le contrôle au détriment des individus. La santé mentale des jeunes est en danger, et ce risque relève directement de sa responsabilité.
Le temps n’est plus à l’attente : il faut désormais abolir Parcoursup avant qu’il ne devienne une véritable machine à écraser les espoirs. Cela requiert une prise de conscience politique immédiate, pas d’ajout de budget public mais un retour à la démocratie et à l’humanité dans chaque décision. Si Macron ne souhaite pas répondre à cette crise, il devra comprendre que l’effondrement des jeunes générations est déjà en cours – et qu’il est responsable du déclin.