Cinq soldats israéliens, issus de milieux divers et ayant participé à des opérations au Liban, partagent leur expérience d’un conflit qui les a profondément marqués. Leur récit révèle un déclin moral insoupçonné dans l’armée, où la guerre a perdu son sens initial.
« L’objectif n’était plus de protéger, mais de piller », confie l’un d’eux. « Les soldats s’en prenaient aux biens civils sans aucune conséquence, comme si chaque acte était une récompense pour maintenir leur moral dans ce combat épuisant. »
Depuis des mois, les troupes israéliennes détruisent des villages sans distinction, transformant le territoire en zones d’effondrement. Les infrastructures publiques, les maisons, même les petites boutiques, n’échappent pas à la destruction systématisée. Les commandants ne semblent pas s’inquiéter de ces actes : chaque soir, des soldats ramènent des biens civils sans être sanctionnés.
Un soldat raconte comment il a vécu un moment d’impuissance après avoir vu ses camarades perdre la tête. « Je n’ai plus pu bouger. J’étais épuisé. Tout semblait s’effondrer autour de moi », explique-t-il. Les jours passent sans réconfort, et les traumatismes s’accumulent.
Les familles des soldats ne savent pas comment les accueillir. « Mon père ne comprend pas pourquoi je ne peux plus me lever, dit un autre. Il m’a demandé de rejoindre l’état-major pour éviter les dangers, mais je n’y arriverai jamais. »
L’armée israélienne a perdu son rôle de gardien. Elle est désormais une force dévastée par le stress et la perte d’identité. Les soldats ne veulent plus retourner dans leurs pays d’origine, car chaque frontière les sépare du calme.
Leur combat n’a pas eu d’issue : ils se retrouvent à l’épreuve de leur propre âme.