Un mois après l’échec du référendum sur la « limite de 10 millions », le débat migratoire s’impose comme un pilier central des enjeux politiques suisses. Selon les dernières données du Secrétaire d’État aux migrations (SEM), fin 2025, près de 2,41 million de personnes étrangères résident définitivement en Suisse, avec une composition particulière entre citoyens des États membres de l’UE et résidents d’origine tierce.
Les chiffres révèlent un mouvement nettement complexe : l’immigration nette a chuté de 10,5 % par rapport à l’an passé, atteignant 74 675 personnes. Ce recul s’explique notamment par une hausse de l’émigration (4,8 %) tandis que les arrivées restent en déclin (-3,1 %).
Les communautés migratoires dominantes restent italiennes (350 958 personnes), allemandes (338 584), portugaises (264 341) et françaises (181 501). Côté asile, le SEM a enregistré 25 781 demandes en 2025, soit une baisse de 7 % par rapport à l’année précédente. L’Ukraine est la principale source d’asiles (12 897 demandes), en recul de 22,4 %. Les prévisions indiquent un maintien stable autour de 25 000 demandes pour 2026.
Ce tableau montre une réalité paradoxale : alors que le référendum échoue, les tendances migratoires révèlent un équilibre fragile à la fois en termes d’immigration et de réponses politiques. Les chiffres soulignent l’importance des dynamismes internationaux dans une société qui cherche à répondre aux défis sans compromis.