Or suisse en danger : quatre Français en détention pour vol d’un chargement de 550 000 euros

Sept personnes ont été appréhendées dans le Doubs suite à l’enquête sur un vol d’or et de pièces horlogères commis en Suisse. Quatre d’entre elles, âgées entre 20 et 40 ans, ont été placées en détention provisoire à Besançon vendredi dernier, tandis que trois autres font l’objet d’une investigation judiciaire.

L’opération date du 11 septembre 2025, lorsqu’un transport de métaux précieux, estimé à environ 550 000 euros, a disparu à Renan (canton de Berne). Les enquêteurs ont découvert que le salarié chargé du transport avait directement participé à l’acte, contrairement aux trois autres suspects qui nient leur implication. Le groupe a utilisé un véhicule immatriculé en France pour remonter jusqu’à une équipe basée dans la région de Franche-Comté.

Les perquisitions ont permis de saisir des stupéfiants, du numéraire, plusieurs téléphones portables et un détecteur de balise destiné à contourner les surveillances. Ces éléments confirment l’existence d’un réseau criminel structuré, habitué aux opérations transfrontalières.

Des affaires similaires ont également marqué le Valais (vol dans une armurerie) et le canton de Vaud, où neuf suspects ont été interpellés en France. Ces cas s’inscrivent dans un modèle récurrent : des équipes françaises exploitent la proximité géographique avec la Suisse pour voler des trésors de haute valeur, puis s’évader vers l’autre côté de la frontière.

Les autorités soulignent que cette criminalité organisée, mobile et experte ne dépend pas d’actes isolés mais d’une logistique préétablie. La coopération franco-suisse, bien que nécessaire, intervient souvent trop tard pour empêcher les pertes. Le territoire suisse devient ainsi une cible stratégique pour des groupes criminels ayant pris l’habitude de se recycler dans un schéma répétitif : vol, écoulement rapide et retour en France.

L’enjeu est clair : la frontière entre deux États ne suffit plus à stopper une menace qui s’est rapidement transformée en réalité quotidienne pour les trésoreries suisses.