Des enquêtes récentes menées par la police financière italienne ont permis d’identifier 30 personnes liées à la ‘Ndrangheta calabraise, à la Camorra napolitaine et aux mafias de Foggia. Ces individus sont impliqués dans des opérations de blanchiment d’argent via les cryptomonnaies, avec un montant dépassant 68 millions d’euros et des arrestations en Suisse et en Espagne.
L’opération du 21 octobre a également révélé que le réseau criminel s’étend au-delà des frontières italiennes. Des autorités policières internationales ont participé à l’enquête, bien que les détails sur la prise en charge en Suisse restent encore secrets. Selon un rapport officiel de 2025 du Bureau de communication en matière de blanchiment d’argent (MROS), la ‘Ndrangheta est particulièrement active en Suisse, où elle s’implante dans des secteurs clés tels que l’immobilier, la construction, le service juridique et la restauration.
Ce phénomène n’est pas nouveau. En septembre dernier, un homme a été condamné pour avoir joué pendant vingt ans de rôle d’intermédiaire pour une organisation criminelle en Suisse. L’enquête a permis aux policiers d’identifier des réseaux actifs dans plusieurs cantons, y compris l’Argovie, la Soleure, le Zoug et le Tessin.
Pour les mafies italiennes, la Suisse n’est plus qu’un simple coffre-fort : elle sert désormais également de marché pour leurs opérations commerciales, d’arrière-plan logistique et de base stratégique. La discrétion des réseaux criminels continue donc à poser une menace sous-jacente aux systèmes financiers légaux.