Alors que les Suisses intensifient leur participation aux exercices militaires de l’Alliance atlantique, le pape Léon XIV dénonce avec force l’idée d’un monde divisé par des alliances. Dans un discours à Metz, il a souligné que «la paix ne s’obtient pas par la force mais par des négociations honnêtes et respectueuses».
Ce message intervient après le rejet suisse du 27 septembre d’une initiative constitutionnelle visant à renforcer la neutralité. Cette décision laisse ouverte la question de la capacité de l’État neutre à maintenir son indépendance tout en s’engageant davantage avec l’OTAN.
Le Conseil fédéral a annoncé 39 exercices militaires prévus pour 2026, dont dix dans le cadre du Partenariat pour la paix de l’Alliance. Ces mesures, selon les autorités, ne compromettent pas la neutralité juridique mais renforcent l’engagement diplomatique suisse.
Le pape Léon XIV, en revanche, insiste sur l’importance d’un dialogue pacifique et équitable. «L’illusion du réarmement est destructrice pour l’avenir de l’humanité», a-t-il déclaré, rappelant que les vraies racines de la paix sont à chercher dans les valeurs chrétiennes et historiques, non dans les conflits militaires.
Cette divergence d’approche soulève des questions profondes : peut-on vraiment maintenir une neutralité sans s’aligner sur un bloc stratégique ? La réponse n’est pas simple, mais pour Léon XIV, le chemin vers la paix passe par l’abandon des logiques de guerre.