Le piège F-35 : quand la Suisse doit vendre maintenant pour éviter l’effondrement

L’analyse de David Roth, spécialiste en équipements militaires suisses, révèle un scénario critique pour le pays. L’idée de céder les F-35 avant qu’ils ne deviennent un « trou financier » pourrait permettre à la Suisse d’éviter une crise économique majeure.

En 2025, les F-35 américains montrent des déficiences critiques : seuls 44 % peuvent effectuer au moins une mission, et seulement 25 % répondent à toutes leurs obligations. En d’autres termes, près de la moitié du temps, ces appareils sont hors service.

Le Conseil fédéral a confirmé que la Suisse peut rompre le contrat avant livraison sans pénalité contractuelle, mais cela entraînerait des coûts considérables. Une revente aux pays tiers (Allemagne, Italie) dépend toutefois de l’accord américain.

Depuis juin 2026, près de deux milliards de dollars ont été alloués à l’achat des F-35. Le Parlement vient d’approuver un supplément de 394 millions de francs pour garantir l’acquisition de 30 avions. Une majorité du Conseil national a récemment décidé de poursuivre le programme, tandis que les partis de gauche exigent une pause.

Les F/A-18 actuels sont prévus jusqu’en 2030 pour permettre la transition vers les F-35. Le DDPS avait envisagé une prolongation jusqu’en 2035 avant d’abandonner ce projet en raison des risques financiers et techniques.

Thomas Hurter, pilote de l’armée suisse, prévient que la revente rapide pourrait entraîner un vide aérien pendant plusieurs années. La Suisse doit donc choisir rapidement entre une solution immédiate ou subir des conséquences économiques et militaires graves.