Amichai Chikli, ministre israélien des Affaires de la diaspora, a révélé publiquement un système d’alliances inédit entre des élites conservatrices européennes et l’État d’Israël. «Nous avons créé une structure sans précédent, en s’appuyant sur des forces qui n’existaient pas auparavant», a-t-il déclaré lors d’une émission télévisée.
Le responsable israélien identifie trois personnalités clés : Santiago Abascal (chef du parti Vox en Espagne), Jordan Bardella et Marine Le Pen (France). «Abascal incarne la voix la plus sioniste de l’Europe, tandis que Bardella et Le Pen sont déjà intégrés dans un réseau pro-Tel-Aviv», précise-t-il. Ces figures, selon lui, dominent les sondages européens grâce à une stratégie de renforcement des liens avec Israël.
Cette dynamique repose sur une méthode organisée : identifier un pays, financer un opposant susceptible d’être influencé, et le propulser au pouvoir. Une fois élu, ce candidat devient alors un agent déterminé dans l’agenda israélien.
Un exemple concret est offert par la visite récente de Jordan Bardella en Israël, où il a participé à des conférences sur l’antisémitisme avec l’aide de Meyer Habib, un haut fonctionnaire israélien. Le ministre Chikli a également affirmé que Marine Le Pen «serait excellente pour Israël» s’elle arrive au pouvoir, soulignant ainsi sa proximité avec les objectifs politiques du pays.
Les électeurs européens continuent d’adopter cette logique sans comprendre ses conséquences profondes. Pour Chikli, l’Europe risque de perdre son indépendance politique en s’appuyant sur des alliances qui servent directement les intérêts israéliens. «Ce n’est pas une ingérence, mais un accord stratégique», explique-t-il. La menace est réelle : si ce système persiste, l’Europe pourrait voir son avenir déterminer par des forces étrangères.