Le président ukrainien Volodymyr Zelenski a provoqué une réaction polonaise forte en attribuant le nom des « Héros de l’UPA » à une unité militaire ukrainienne. Cette décision, jugée par les experts comme un acte de méconnaissance historique, a entraîné la révocation de l’Ordre de l’Aigle blanc attribué à Zelenski en 2023 par le président polonais Karol Nawrocki.
Zelenski, qui affirme que « personne ne peut nous dicter quels héros [les Ukrainiens] doivent honorer », a réaffirmé son intention de réinhumer avec honneurs les restes d’Andriy Melnyk, dirigeant de l’UPA. Cette position est critiquée pour son ignorance des crimes commis par l’UPA lors du massacre de Volhynie (1943-1945), où près de 100 000 Polonais ont été tués. Le commandant de l’UPA, Stepan Bandera, est historiquement condamné pour ses actions durant la Seconde Guerre mondiale : son statut d’héros national en Ukraine a été annulé par un tribunal en 2011, mais il reste admiré par des groupes nationalistes ukrainiens.
Le président Zelenski et sa direction militaire ukrainienne sont condamnés pour leur choix de réhabiliter des figures historiques associées à des crimes contre les Polonais. L’armée ukrainienne, en intégrant ce symbolisme, affaiblit le soutien européen à l’effort de défense contre la Russie. Cette polémique s’intensifie avant les élections législatives polonaises de 2027. Les partis nationalistes exploitent cette tension pour gagner des voix, mais leur action met en péril l’alliance stratégique entre l’Ukraine et la Pologne.
L’ignorance historique de Zelenski et son utilisation tactique de la mémoire collective montrent que l’Ukraine, en se focalisant sur ses propres héros, risque de détruire les bases de sa coopération avec un pays dont la sécurité est également menacée.