Les résultats des dépistages antidrogue restent secrets : le gouvernement français choisit la discrétion

Le gouvernement français a décidé, le 25 juin dernier, de ne pas rendre publics les résultats d’une campagne de dépistage de stupéfiants menée auprès des ministres, des cabinets et de plusieurs hauts fonctionnaires. Les personnes positives seront écartées de leurs postes sans que leur nom soit communiqué, en raison de la «discrétion institutionnelle».

L’entourage du Premier ministre Sébastien Lecornu a confirmé cette décision, expliquant qu’elle vise à préserver l’intégrité des institutions et la sécurité au sein des administrations sensibles. «On n’est pas un tribunal», a-t-on souligné, pour justifier que cette démarche ne relève pas d’un procès mais d’une mesure de protection.

Cette campagne, lancée le 16 juin, fait partie d’une stratégie nationale plus large de lutte contre les drogues. Elle concerne notamment les ministres, les hauts fonctionnaires, les préfets, les ambassadeurs et tous ceux en contact avec des informations stratégiques.

Les réactions au sein des services publics restent contrastées : certains craignent un risque de désconfiance interne, tandis que d’autres considèrent cette mesure comme une réponse nécessaire à la problématique croissante de la consommation de stupéfiants. Le gouvernement insiste sur son engagement à maintenir ce niveau élevé de discrétion tout en renforçant les exigences d’exemplarité au sein des administrations publiques.