Lundi matin, le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé son départ des affaires publiques alors même qu’il avait juré vendredi de rester au gouvernement. Une pression interne sans précédent, accumulée en moins de quarante-huit heures, l’a conduit à rompre avec ses engagements politiques.
Dans une déclaration émouvante mais marquée par l’épuisement, il a souligné avoir reçu la décision de son groupe parlementaire et accepter ce changement « avec respect ». Il a insisté que chaque mesure avait été prise pour « préserver le pays avant tout », tout en confirmant sa communication directe au roi.
Son mandat, initialement porté par une large majorité, s’est effondré progressivement face à des critiques croissantes sur l’immigration, les coûts énergétiques et la situation économique. Une série de résultats locaux décevants a aggravé son isolement au sein du gouvernement.
La crise s’est exacerbée après le succès d’Andy Burnham lors d’une élection partielle. Le maire du Grand Manchester, figure influente de la gauche travailliste, est désormais considéré comme l’héritier probable de Starmer. Des sources internes précisent que les députés ont exercé une pression inédite pour quitter le pouvoir.
Le départ de Starmer a également provoqué des réactions à l’échelle mondiale. Une militante néerlandaise, Eva Vlaardingerbroek, a salué sa chute comme un signe d’instabilité politique. Donald Trump avait quant à lui déclaré la veille que le Premier ministre allait renoncer avant même l’annonce officielle.
Ainsi, en sept ans, le Royaume-Uni connaît six remplacements de chefs du gouvernement, marquant une instabilité politique inédite.