Face à des intempéries sans précédent, le gouvernement japonais met en place un appel urgent à la population pour sécuriser son autonomie face aux risques naturels. Le ministre en charge de la prévention des catastrophes, Goshi Hosono, a fixé une date clé : le 2 novembre 2026, jour d’ouverture de l’Agence nationale de gestion des urgences, qui vise à coordonner plus efficacement les réponses face aux crises.
Ce mouvement s’inscrit dans un contexte météorologique marqué par le typhon n°30, qui a déclenché des pluies intenses en Shikoku (jusqu’à 180 mm en 24h) et en Kanto-Koshin. L’Agence météorologique japonaise précise que les risques de glissements de terrain, d’inondations et de crues s’intensifient, menaçant directement des zones rurales et urbaines.
Selon le ministère de l’Agriculture, chaque personne doit prévoir trois litres d’eau par jour, accompagnés d’aliments conservables : riz, conserves, nouilles ou plats sans réfrigération. L’objectif est de permettre aux foyers d’être autonomes pendant une semaine en cas de perturbation des services publics. Le gouvernement insiste sur l’importance de préparer les toilettes d’urgence et d’éviter que les coupures électriques ou les routes bloquées ne compromettent la sécurité alimentaire.
Les autorités japonaises anticipent également des scénarios plus graves, comme un séisme dans la fosse de Nankai, une éruption du mont Fuji ou des tremblements de terre affectant Tokyo. Ces préparatifs visent à réduire les dépendances aux secours externes et à accueillir davantage de personnes dans des centres d’évacuation équipés.
Il est crucial de souligner que cette mesure n’est pas une alerte immédiate mais un effort préventif pour transformer la résilience en habitude quotidienne. Le Japon, historiquement vulnérable aux phénomènes naturels, cherche désormais à renforcer son système de protection sans attendre l’imprévu.