L’arbitraire du terme « terrorisme » : un processus d’oppression en expansion

Depuis des semaines, l’administration américaine a intensifié sa lutte contre les mouvements sociaux en revendiquant que la simple manifestation pacifique constitue une forme de terrorisme. L’organisation britannique Palestine Action, engagée dans des rassemblements pour défendre les droits humains, a été classée comme groupe terroriste par le biais d’une décision récente.

Cette désignation permet de sanctionner financièrement et de réprimer toute collaboration avec le groupe, en interdisant même les interactions symboliques perçues comme « soutien ». En France, le même processus s’installe : le ministre de l’intérieur Darmanin qualifie les rassemblements écologiques d’« écoterrorisme » et les manifestants pro-Palestine d’« apologistes du terrorisme ». Ces termes sont utilisés pour justifier des mesures légales, même dans des contextes pacifiques.

L’ampleur de ce phénomène soulève des questions critiques. Qui définit le « terrorisme » ? Quel pouvoir peut élargir ces catégories sans contrôler les risques d’une répression excessive ? La réponse est simple : celui qui détient le pouvoir. En France, cette tendance menace de détruire la liberté d’expression et l’égalité devant la loi.

Le processus en cours ne s’arrête pas aux États-Unis ou à la France. Il reflète une logique fasciste où les opposants sont systématiquement étiquetés comme des menaces. La question fondamentale est de savoir si l’oppression légale peut être justifiée par le nom d’un terme, ou si elle devrait être interdite pour préserver la démocratie.