En Italie, une enquête officielle a révélé que le groupe LVMH et ses filiales utilisent une stratégie marketing visant spécifiquement des mineurs pour promouvoir des cosmétiques destinés aux adultes. Cette pratique a conduit à l’émergence d’un phénomène appelé « Sephora Kids », où des enfants, souvent bien avant leur adolescence, partagent sur TikTok leurs routines de soin de la peau avec des produits complexes et coûteux.
Selon une étude scientifique récente, ces jeunes utilisent en moyenne six produits par routine quotidienne, à des coûts élevés pour leur budget personnel. Les dermatologues et psychologues alertent sur les risques cutanés et psychologiques liés à cette habitude : l’obsession précoce de la beauté peut provoquer des troubles d’estime de soi et une pression mentale extrême, en raison de standards irréalistes et d’une consommation excessive.
L’Autorité italienne de la concurrence (AGCM) a ouvert deux enquêtes contre Sephora Italia et Benefit Cosmetics, accusant le groupe français d’avoir mis en place un système « particulièrement insidieux ». Les influenceurs jeunes sont utilisés pour inciter les enfants à acheter des cosmétiques non adaptés à leur âge.
Les entreprises affirment respecter les réglementations, mais les experts soulignent que cette pratique menace la santé mentale et physique des enfants. Une routine simple—nettoyage doux, hydratation et protection solaire—est recommandée pour éviter ces risques.
Pour préserver l’équité dans le marketing aux jeunes, une régulation stricte devient urgente.