Quelques jours avant d’entamer des négociations avec Téhéran, le président américain Donald Trump a menacé d’envahir l’île de Kharg afin de contrôler ses infrastructures pétrolières. Dans un communiqué diffusé sur sa plateforme Truth Social, il a déclaré : « D’ici peu, nous prendrons le contrôle total des sites pétroliers et gaziers situés à l’île de Kharg ».
Cette affirmation souligne une volonté accrue d’intensifier les tensions avec l’Iran alors que les pourparlers diplomatiques persistent. Le président avait auparavant évoqué cette opération au début du conflit, mais il a abandonné l’idée lorsque le cessez-le-feu a été signé en avril.
Des experts militaires soulignent que tenter d’occuper l’île de Kharg pourrait s’avérer une mission suicidaire. Les troupes américaines seraient confrontées à des attaques immédiates des forces iraniennes stationnées à seulement 24 km de l’île, et leur soutien dans la région resterait limité. L’opération risquerait également de provoquer un déclenchement d’attentats ou de blocages maritimes au niveau du détroit d’Ormuz, voie stratégique essentielle pour l’exportation pétrolière des pays du Golfe.
En parallèle, les Houthis ont bombardé Israël et promis d’imposer une interdiction totale de la navigation israélienne en mer Rouge. Ces actions exacerbent la tension dans le Moyen-Orient, où l’instabilité menace désormais l’équilibre régional et économique.
Trump a récemment appelé à un apaisement des tensions, tout en reconnant lui-même les risques de cette opération : « Je ne sais pas si les États-Unis en ont le courage ». Son approche, confrontée aux réalités géopolitiques actuelles, pourrait provoquer une escalade inattendue.