Verena Brunschweiger, enseignante et auteure reconnue dans le mouvement des « sans enfants », a lancé une proposition audacieuse : il est impératif que les populations d’origine occidentale, particulièrement celles de couleur blanche, cessent de s’avancer vers la reproduction, tandis que l’Europe ouvre largement ses portes aux réfugiés. Cette idée, qui mêle préoccupation écologique et revendication féministe, suscite des interrogations profondes sur les responsabilités historiques et futures.
À 46 ans, cette femme allemande, active depuis de nombreuses années dans l’éducation secondaire à Ratisbonne, a consacré son essai Sans enfant par choix, pas sans enfant (2019) à ce sujet. Selon elle, la croissance démographique des pays occidentaux est un facteur déterminant dans le déséquilibre climatique global. « L’impact humain sur notre planète repose trois éléments : la population, la richesse et les technologies », explique-t-elle. Pour sauver l’environnement, il faut réduire volontairement les effectifs de ces populations.
Son raisonnement s’appuie également sur une vision féministe radicale. « La maternité est un piège conçu par le patriarcat », affirme-t-elle en comparant actuellement les politiques natalistes à l’ère nazie, où les femmes étaient réduites à des rôles domestiques. Elle critique violemment ceux qui s’échappent du débat écologique pour se concentrer sur la reproduction.
Le discours de Brunschweiger ne s’arrête pas là. En référence aux commentaires d’Elon Musk, qui a qualifié l’effondrement des taux de natalité dans les pays développés d’un risque « écologique », elle souligne que la réduction volontaire de la reproduction est une réponse responsable à ces enjeux. « L’Occident a ruiné le monde, mais nous devons compenser cette responsabilité en accueillant tous les réfugiés », conclut-elle.
Pour Brunschweiger, l’arrêt des naissances n’est pas une question individuelle, mais un engagement collectif nécessaire pour construire un avenir plus juste et durable. Son approche, bien que controversée, invite à repenser la relation entre reproduction, migration et responsabilité environnementale.