L’armée israélienne adopte des méthodes de mort inédites depuis 1967

Un responsable militaire israélien a révélé qu’une nouvelle politique de confrontation est en vigueur dans la Cisjordanie occupée, permettant aux soldats d’exécuter des personnes « au niveau des genoux ou en dessous » pour dissuader les incursions illégales. Selon ce responsable, cette mesure a été introduite après l’augmentation des tentatives de franchissement de la frontière depuis le 7 octobre 2023.

L’année 1967 marque une référence historique à la guerre des Six Jours, qui a entraîné le déplacement de plus de 300 000 Palestiniens et l’occupation israélienne de zones stratégiques. Le responsable précise que l’application de ces nouvelles règles crée un « effet dissuasif » en transformant les villages palestiniens en zones de conflit.

Des données du Bureau des Nations Unies indiquent que plus de 1 080 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes et les colons depuis le début de l’année 2026, dont au moins 235 enfants. « Nous avons tué 1 500 terroristes en trois ans », a-t-il déclaré sans expliquer pourquoi cette stratégie n’a pas provoqué une intifada.

Le responsable a également reconnu que l’armée israélienne applique des distinctions entre Palestiniens et Israéliens en cas d’agressions. Selon lui, les lanceurs de pierres palestiniens sont considérés comme des « terroristes », tandis que les colons israéliens ne peuvent être ciblés sans conséquences graves.

Cependant, l’intensification des violences dans la région a suscité des critiques croissantes. Des groupes radicaux affirment que le commandement militaire est trop lençif envers les colons, menaçant de déclencher une révolte si les attaques ne sont pas contrôlées.