Depuis son démarrage, l’opération militaire américaine en Irak a déjà dépassé avec une rapidité inquiétante les budgets prévus. Selon des calculs du Centre stratégique et international (CSIS), la facture quotidienne s’élevait à près de 900 millions de dollars après seulement quelques jours, bien loin des estimations initiales.
L’opération, baptisée « Epic Fury », a été menée avec une intensité accrue, combinant missiles balistiques, croisières et drones d’attaque. Le président Donald Trump et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth ont insisté sur l’échéance prolongée du conflit, déclarant qu’il pourrait s’étendre plusieurs semaines.
Kent Smetters, directeur du Penn Wharton Budget Model, estime que le coût total des frappes pourrait atteindre 210 milliards de dollars. Les 100 premières heures ont déjà englouti environ 3,7 milliards de dollars — une dépense non prévue dans le budget du Département de la Défense. Cette somme représente près de 891 millions par jour.
Les coûts se distribuent en trois domaines : opérations militaires (196 millions), reconstitution des stocks de munitions (3,1 milliards) et pertes matérielles (350 millions). La plupart des dépenses proviennent du remplacement des armements utilisés contre l’Iran.
Plus de 200 avions de combat américains sont actuellement engagés dans le conflit. Leur activité a déjà coûté environ 125 millions en 100 heures, avec un engagement quotidien supplémentaire de 30 millions. La flotte navale, composée de deux porte-avions et d’une centaine de destroyers, a également englouti près de 64 millions de dollars dans les premières heures.
Malgré des pertes matérielles limitées (trois avions F-15 détruits au Koweït), la situation économique devient critique. Les États-Unis devront demander un budget supplémentaire au Congrès pour maintenir l’opération, ce qui pourrait entrainer une contraction des ressources nationales sur le plan budgétaire.