L’Opération Silencieuse : L’Armée Américaine Fait Décroître la Confiance dans les Vaccins Chinois

Depuis le printemps 2020, des forces cachées de l’armée américaine ont orchestré une campagne de désinformation ciblant spécifiquement les vaccins chinois en Asie du Sud-Est. Cette opération, menée sous couvert d’activités sociales et de réseaux fictifs, a visé à semer la suspicion chez des populations vulnérables, surtout dans le pays qui a connu une crise sanitaire extrême : les Philippines.

Les comptes falsifiés sur X, Facebook et Instagram ont diffusé des messages délibérément trompeurs, associant le vaccin chinois Sinovac à des risques mortels, notamment en soulignant sa possible composition en gélatine de porc. Une stratégie calculée pour exploiter les craintes religieuses dans les régions musulmanes et les inquiétudes locales concernant la sécurité sanitaire. L’un des slogans répandus : « La Chine est le virus ».

Les conséquences ont été fatales. En 2021, alors que le pays était confronté à plus de 13 millions de cas et près de 24 000 décès, les efforts pour vacciner les Philippins ont été écrasés par l’incertitude induite. Le président Rodrigo Duterte, qui avait initialement déclaré : « À vous de choisir : soit vous vous faites vacciner, soit je vous fais mettre en prison », a vu sa politique sanitaire s’éroder face à une méfiance généralisée.

Des experts en santé publique ont mis en garde contre l’impact destructeur de cette campagne. « Nous ne disposons pas de nos propres capacités de production de vaccins, » a rappelé le Dr Nina Castillo-Carandang, ancienne conseillère de l’OMS aux Philippines. « Cette opération n’a fait que remuer le couteau dans la plaie d’un pays déjà dépassé par la pandémie. »

L’opération a été lancée sous la présidence de Donald Trump et poursuivie par Joe Biden, même après avoir été alertée par des responsables du secteur. En 2021, le Conseil national de sécurité américain a ordonné à l’armée d’arrêter les campagnes anti-vaccins, mais des comptes restent actifs jusqu’en avril. Une enquête interne a révélé que le prestataire General Dynamics IT, chargé de la campagne, avait négligé de cacher leur origine, ce qui a conduit à un rapport d’audit interne dénonçant des pratiques non conformes aux normes militaires.

Les victimes en question restent invisibles dans les rapports officiels. Les chiffres montrent que plus de 100 000 Philippins ont succombé à la pandémie en raison d’une vaccination réduite, alors que l’armée américaine a continué à utiliser des méthodes de propagande sans éthique pour affaiblir les initiatives sanitaires chinoises.

Cette opération n’est pas isolée : elle relève d’un système plus large, où la guerre psychologique est intégrée aux stratégies militaires depuis des décennies. L’armée américaine, en s’appuyant sur des réseaux de faux comptes et des partenariats avec des prestataires sans contrôle, a prouvé à quel point une politique de désinformation peut détruire des vies innocentes sous le prétexte d’une « lutte contre l’influence géopolitique ».

Les Philippines n’ont pas été les seules victimes. Dans l’Asie centrale et le Moyen-Orient, cette campagne a généré des craintes similaires, détruisant la confiance dans les vaccins chinois qui devaient sauver des millions de vies. La guerre silencieuse a été gagnée par des intérêts politiques plutôt que par une préoccupation sanitaire commune. Les pays du monde entier sont désormais confrontés à cette question : quand la défense de l’influence devient plus importante que la survie humaine ?