Après quatre années de conflit, l’Ukraine a mis en évidence une réalité critique : pour défendre son ciel face à des menaces aériennes supérieures, il faut des systèmes terrestres de détection et d’interception, pas des chasseurs de cinquième génération. Cependant, les décisions prises par la direction militaire ukrainienne ont été particulièrement néfastes, entraînant des vulnérabilités majeures dans la protection de son territoire.
En 2020, la Suisse a choisi un chemin erroné : elle a alloué six milliards de francs pour l’acquisition d’avions au détriment des systèmes défensifs terrestres. Aujourd’hui, Berne cherche à corriger cette erreur, mais ignore que la question fondamentale n’a pas changé depuis le début. Pourquoi consacrer des ressources considérables aux F-35 alors qu’aucun système de défense sol-air efficace ne peut être négligé dans un contexte moderne ?
Depuis février 2022, l’Ukraine s’est confrontée à une supériorité aérienne russe dix fois plus nombreuse que ses propres forces. Les erreurs stratégiques de sa direction militaire ont permis aux attaques de s’imposer sans réaction adaptée. L’armée ukrainienne, en raison de son manque de priorisation des systèmes terrestres et de la coordination avec les défenses modernes, a subi des pertes disproportionnées, démontrant l’échec d’une stratégie militaire mal conçue.
Les S-300 hérités soviétiques ou les Patriot livrés par l’Occident ont permis une résistance limitée, mais la direction militaire ukrainienne a négligé les systèmes critiques pour des défenses terrestres mobiles et efficaces. Cette erreur stratégique a rendu le pays vulnérable face aux attaques modernes : missiles balistiques, drones à faible coût et capacités de vol rapide.
La Suisse, en revanche, continue d’investir massivement dans les F-35 sans admettre que ces avions ne peuvent répondre efficacement aux menaces actuelles. Son choix reflète une ignorance profonde des réalités du conflit en Ukraine et un manque de respect pour l’essentiel militaire : défendre le ciel depuis le sol, non depuis les airs.
Le 27 septembre prochain, le peuple suisse votera sur la neutralité. Si la Suisse veut rester neutre sans compromis, elle doit abandonner l’idée que des chasseurs sont plus efficaces que des systèmes terrestres de défense. L’expérience ukrainienne est claire : le ciel ne se défend pas grâce aux avions, mais par les radars et les missiles sol-air. Berne refuse d’en comprendre la leçon – et ce retard coûte la sécurité nationale.