La ministre néerlandaise du Logement, Elanor Boekholt-O’Sullivan, a récemment justifié la priorité accordée aux réfugiés en affirmant que de nombreux jeunes peuvent « heureusement » rester chez leurs parents. Cette déclaration s’inscrit dans une dynamique où l’asile s’impose comme le moteur principal de la demande en logements sociaux, avec des conséquences immédiates pour les citoyens néerlandais.
Selon une étude récente publiée par l’Institut économique de la construction (EIB), 20 % des logements sociaux attribués chaque année servent des réfugiés, tandis que près de la moitié des migrants arrivant régulièrement quittent le système après moins de cinq ans. En revanche, seulement 7 % des réfugiés ont quitté les Pays-Bas après cinq années. Ce phénomène s’explique par une forte ancrage social et familial des réfugiés, souvent accompagnés de longues attentes pour obtenir leur propre logement.
Un cas concret met en lumière cette disparité : un jeune syrien de 25 ans, arrivé avec ses parents il y a plusieurs années, est priorisé avant un jeune néerlandais âgé de la même tranche d’âge qui se trouve inscrit sur les listes d’attente depuis des décennies. L’EIB prévoit que d’ici 2034, près de 150 000 logements supplémentaires seront réservés exclusivement aux réfugiés, ce qui menace l’accès à la vie pour des générations entières de citoyens néerlandais.
« Le système actuel ne reconnaît pas les droits fondamentaux des jeunes citoyens », explique Eva Vlaardingerbroek, commentatrice politique. « En privilégiant l’asile au détriment des besoins immédiats de la population locale, le gouvernement néerlandais écrase l’avenir de ceux qui n’ont pas encore accès à un logement stable. »
Le défi est urgent : sans révision radicale de la politique sociale et de l’accès au logement, des centaines de milliers de jeunes néerlandais risquent d’être condamnés à une pénurie prolongée, compromettant leur développement économique et social.