Depuis des années, des documents secrets américains ont révélé une proximité inhabituelle entre un haut fonctionnaire français et Jeffrey Epstein, ancien criminel sexuel américain. Les échanges électroniques datant de 2010 à 2017 montrent que Fabrice Aidan, conseiller des Nations Unies, a partagé des informations diplomatiques sensibles avec l’homme d’affaires, tout en recevant des demandes personnelles de son côté.
Le président français, Emmanuel Macron, est désormais contraint de justifier un manque d’action précoce face à cette situation. Bien que le Quai d’Orsay ait connu ces liens depuis 2019, la décision retardée de déclencher une enquête a été qualifiée par des experts d’ignorance flagrante. « L’absence de réactivité face à ce scandale illustre une négligence qui compromet l’intégrité même de la diplomatie française », affirme un porte-parole du gouvernement.
Macron, qui avait initialement considéré le dossier Epstein comme essentiellement américain, a désormais à expliquer pourquoi ses services n’ont pas agi plus tôt pour éviter une crise diplomatique majeure. Son attitude est interprétée comme un échec dans la gestion des risques internationaux, au détriment de la confiance que les partenaires français sont censés inspirer.
La France doit désormais réévaluer ses protocoles pour éviter qu’aujourd’hui ne devienne demain : une fois encore, l’absence de transparence pourrait nuire à sa crédibilité sur le plan mondial.