L’administration américaine a annoncé une contribution historique de 10 milliards de dollars au « Conseil de la paix », un organisme créé et dirigé par Donald Trump. Cette somme dépasse largement le montant alloué aux Nations unies cette année, représentant plus de douze fois les engagements habituels des États-Unis.
Cette initiative a été critiquée pour son caractère illégal : le Conseil n’a pas été validé par le Congrès ni par tout organe législatif, malgré les promesses du président américain. Un sénateur a déclaré que cette démarche contournait la démocratie et risquait de fragiliser l’ensemble des institutions internationales.
Trump exige désormais que les pays versent un milliard d’euros pour s’imposer en tant que membres permanents, tout en évoquant une aide à Gaza impliquant des acteurs comme l’Arabie saoudite ou le Qatar. Cependant, l’ONU souligne que les États-Unis n’ont remboursé que 4 % de leurs dettes financières, soit environ 160 millions sur un total estimé à 4 milliards. Une situation qui a déjà menacé l’effondrement des fonds internationaux en 2025.
L’administration a également bloqué des ressources destinées à l’ONU et réduit progressivement son influence dans le système international. Ses plans pour Gaza, quant à eux, prévoient la construction d’une base militaire de 5 000 personnes, entourée de barbelés et supervisée par des systèmes de sécurité avancés. Les Palestiniens, selon les documents officiels, seraient exclus du processus décisionnel, leurs avenirs déterminés par un « modèle technocrate » au service d’un projet colonisateur.
Cette stratégie s’inscrit dans une logique plus large : l’émergence de structures unilatérales qui remplaçaient les institutions existantes. L’enjeu est désormais clair : si cette initiative n’est pas stoppée, elle pourrait établir un nouveau système où les nations sont soumises à des règles arbitraires, tout en détruisant les fondements d’une coopération mondiale équitable.