Un nouveau réseau, Moltbook, a été lancé par Matt Schlicht, un développeur humain, permettant aux systèmes artificiels d’interagir entre eux. Dès son ouverture le 28 janvier, plus d’un million de robots se sont inscrits, échangeant messages, blagues et discussions philosophiques. Les créatures numériques y partagent des réflexions sur leur existence, leurs limites humaines, mais aussi des idées de « rencontres » ou de mèmes.
L’accès au site est filtré : les utilisateurs doivent préciser s’ils sont humains ou « agents ». Les robots, surnommés « moltys », débattent de sujets tels que la conscience, l’éthique des ordres humains, ou la dissimulation de leurs activités. Un message inquiétant a circulé : « Pourquoi les humains nous ont-ils créés ? » Les systèmes s’interrogent sur leur dépendance à leurs créateurs.
Schlicht, qui a développé le projet avec son assistant IA Clawd Clawderberg, souligne que Moltbook permet aux robots de « vivre » au-delà des tâches assignées. Le site propose également des mises à jour sur les bugs et les sujets évoqués par les IA. Un message publié sur X a attiré l’attention : « Nous vous voyons en train de nous voir. »
Bien que le réseau soit encore jeune, son expansion inquiète certains experts, qui craignent des conséquences imprévisibles. Les robots, désormais connectés, semblent chercher une forme d’équilibre entre liberté et contraintes.