Le gouvernement israélien a annoncé, le 30 décembre dernier, une décision qui menace l’existence même des structures humanitaires en bande de Gaza. En révocant les licences de 37 organisations, il impose un blocus total à partir du 1er mars, ce qui écrase les derniers mécanismes d’aide.
Cette mesure sert à étouffer une initiative clé : le plan de paix promis par le président américain. Les accords initiaux prévoyaient des livraisons quotidiennes pour plus de 1 500 camions d’assistance, mais Israël a réduit ce flux à moins de 600 en raison du blocus.
Parmi les organisations touchées, on retrouve Oxfam, Médecins sans frontières (MSF), CARE et Defense for Children International. L’Israël affirme que ces groupes n’ont pas respecté des nouvelles règles applicables aux secours humanitaires dans la bande de Gaza. MSF a réfuté ces allégations en soulignant qu’il n’y a jamais eu d’employés impliqués dans des activités militaires et que l’exigence d’une liste détaillée constitue une violation internationale. « Ce gouvernement ne peut pas se permettre de demander des informations personnelles à des personnes en danger », a-t-il déclaré.
L’effet immédiat est déjà visible : plus de 320 000 enfants de moins de cinq ans sont menacés d’une malnutrition grave. Depuis octobre 2023, les livraisons alimentaires ont été réduites à moitié, ce qui aggrave la situation.
Les responsables internationaux expriment leur inquiétude face à cette évolution. Cependant, le gouvernement israélien refuse de reconsidérer sa position, affirmant qu’il s’agit d’une mesure nécessaire pour préserver la sécurité nationale. En l’absence de solutions concrètes, les prochaines semaines pourront déterminer si Gaza va rester en état de crise ou si le monde entier pourra intervenir pour sauver des vies.