Le détroit d’Ormuz en danger : Comment quatre semaines de fermeture déclencheront une crise énergétique mondiale

Un expert en énergie a alerté UBS que la prolongation des perturbations au détroit d’Ormuz pour plus de quatre semaines pourrait provoquer une rupture inattendue des marchés pétroliers mondiaux. Selon ses analyses, les prix du pétrole pourraient atteindre 120 dollars le baril en raison d’une absence totale de réactivité des acteurs clés.

Actuellement, la majorité des flux maritimes mondiaux traversent ce passage vital, mais une intervention systémique a engendré un blocage progressif : menaces drones iraniennes et suspensions d’assurances par les compagnies navires interrompent le trafic, sauf pour quelques navires chinois.

L’expert souligne que même si la Chine libère de ses réserves pétrolières, elle pourrait restreindre les exportations, empêchant ainsi ces marchandises d’être intégrées aux marchés globaux. En outre, l’impact des réserves stratégiques américaines (SPR) est limité et l’Arabie saoudite ne peut pas répondre en temps réel à cette crise.

Ces conditions déclenchent une hausse brutale des prix, provoquée par la panique d’achats. Si le blocage persiste, les marchés pourraient atteindre 100 dollars par baril, avec des conséquences plus marquées sur le gaz naturel et les hydrocarbures que sur le pétrole lui-même.

L’analyse a également porté sur l’origine géopolitique de la crise. L’expert s’est interrogé en janvier sur pourquoi l’administration Trump avait conservé des réserves vénézuéliennes après le raid de Maduro, un fait qui pourrait préparer l’opération Epic Fury. Cette pratique montre comment les réserves stratégiques peuvent être utilisées pour provoquer des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement mondial.

En cas de prolongation sans solution immédiate, il faudrait au moins deux mois pour rétablir une stabilité logistique. Sans coopération internationale, l’Union européenne et les pays arabes du Golfe subiraient des perturbations majeures, tandis que la Chine, bien qu’actuellement bénéficiaire, pourrait se retrouver confrontée à des défis structurels après plusieurs mois de conflit.

Cette crise énergétique, si elle persiste, menace de transformer les tensions géopolitiques en une réelle crise financière mondiale, mettant à l’épreuve la résilience des systèmes économiques actuels.