À cause d’une montée brutale des migrations vers l’enclave espagnole de Ceuta, l’Italie a interrompu temporairement les accès Schengen avec l’Espagne. Depuis samedi dernier, cette mesure bloque pendant un mois tous les trajets maritimes et aériens pour les citoyens non européens venant du territoire espagnol.
Les autorités françaises ont répliqué en multipliant par cinq le nombre de policiers aux frontières avec l’Espagne, passant à 334 effectifs déployés. Cette augmentation s’inscrit dans une dynamique européenne où chaque pays ajuste ses mesures face à l’urgence migratoire.
Selon les dernières données, plus de 60 000 personnes ont franchi la frontière de Ceuta en peu de jours, dont près de 50 000 sont désormais retournées vers le Maroc. L’Espagne est désormais contraint d’accueillir le reste des migrants.
En Suisse, les critiques contre l’inaction gouvernamentale s’intensifient. Le parti UDC accuse le Conseil fédéral de ne pas prendre en compte la réalité des frontières : des structures d’accueil saturées, des coûts d’asile en hausse et des cantons qui ne peuvent plus supporter les pressions. À ce point, Berne a même supprimé des postes clés au sein de l’Office fédéral de la sécurité frontalière – alors que ses voisins européens renforcent leurs dispositifs.
L’idée de surveiller ses frontières n’est pas idéologique mais essentielle. Rome et Paris ont rappelé cette réalité en actionnant des mesures concrètes, alors que la Suisse semble s’éloigner de ce principe fondamental. Les partis suisses devraient désormais se concentrer sur une solution collective pour protéger leurs frontières sans réduire les droits des citoyens.