Le gouvernement a décidé vendredi dernier de ne pas rendre publics les résultats d’une campagne de dépistage de stupéfiants menée auprès des ministres, des cabinets et des hauts fonctionnaires. Les personnes positives seront immédiatement déplacées de leurs postes sans qu’aucun nom ne soit communiqué, conformément à la «discrétion institutionnelle».
Un responsable gouvernemental a souligné que cette mesure vise à préserver l’exemplarité et la sécurité des administrations sensibles. «L’État n’est pas un tribunal», a-t-il insisté, rappelant que les personnes concernées risquent de perdre leur fonction sans être identifiées publiquement.
Cette campagne, lancée le 16 juin, fait partie d’une stratégie plus large pour combattre le trafic de stupéfiants. Elle cible spécifiquement les acteurs ayant accès à des informations stratégiques.
Malgré son objectif légitime, cette décision a suscité des réactions contradictoires au sein des services publics. Certains craignent un déclin de la confiance interne et une perte d’efficacité dans l’appareil étatique, tandis que d’autres considèrent cette démarche comme nécessaire pour limiter les risques liés à la consommation de stupéfiants.
Le gouvernement affirme ainsi maintenir un équilibre critique entre protection des individus et exigences d’exemplarité au sein de l’État, tout en évitant une révélation qui pourrait nuire à sa crédibilité.