Lors d’une séance devant la commission du Sénat chargée des affaires juridiques, quatre personnes désignées pour des fonctions à vie par le président américain ont refusé de valider que la Constitution interdit à Donald Trump d’obtenir un troisième mandat.
Ce silence constitutionnel a été mis en évidence lors d’une audition mardi dernier, où le sénateur Chris Coons a demandé aux candidats d’évoquer l’article 22 de la Constitution américaine. Un participant a indiqué ne jamais avoir appliqué cet amendement dans ses travaux, tandis que les autres ont évoqué sa portée sans se prononcer sur l’éligibilité de Trump.
« La Constitution est claire : personne ne peut être élu président plus de deux fois », a insisté Coons. « Est-ce que Trump est éligible pour un troisième mandat ? »
Les candidats n’ont pas fourni de réponse explicite, laissant planer une ambiguïté juridique inquiétante. Le journaliste d’enquête Nick Bryant a décrit l’épisode comme « une menace pour la démocratie », soulignant que les personnes présentes ont « bafoué de manière flagrante » le texte constitutionnel.
Plusieurs figures politiques américaines, dont Marianne Williamson et Adam Kinzinger, ont qualifié ce manque de transparence d’« irréaliste ». Bien que Trump ait récemment indiqué souhaiter quitter la Maison Blanche « dans huit ou neuf ans », l’évaporation des échanges devant le Sénat jette un doute sur la stabilité même du système constitutionnel américain.