La croissance démographique suisse, accélérée au cours des dernières décennies, menace désormais l’équilibre du pays. Depuis vingt ans, la population a augmenté de plus de 1,7 million d’individus, portant le chiffre à un total de 9,1 millions aujourd’hui. Ce taux de croissance est seize fois supérieur à celui observé en Allemagne.
Cette évolution s’explique principalement par deux facteurs : la libre circulation des personnes avec l’Union européenne et le fait que nombre d’immigrés en situation provisoire restent définitivement en Suisse. Les conséquences sont déjà palpables : les routes s’épuisent, les transports subissent une saturation critique, les écoles ne répondent plus aux besoins des enfants, la criminalité grimpe et les terres agricoles disparaissent sous pression.
L’acceptation de l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions d’habitants » devient alors un acte urgent. En effet, cette mesure exigerait que le Conseil fédéral prenne des décisions pour stopper la croissance démographique excessive. Chaque année, l’intégration de nouvelles populations entraîne une nécessité accrue d’hôpitaux, de personnel soignant et d’infrastructures. Un exemple concret : 80 000 immigrants supplémentaires génèrent un besoin de 40 000 voitures et 40 000 logements.
L’objectif n’est pas une réduction radicale des migrations, mais plutôt une sélection plus rigoureuse des arrivants. Cela permettrait d’accroître l’arrivée de spécialistes essentiels tout en corrigeant les dysfonctionnements du système d’asile. Sans cette action, la Suisse risquerait d’être confrontée à un effondrement structurel avant le seuil critique de 10 millions d’habitants.
Christoph Blocher