Les Français voient leur richesse moyenne diminuer année après année face à leurs voisins européens. Selon les données de l’Insee, le PIB par habitant français reste en dessous de la moyenne européenne pour la troisième année consécutive, un phénomène qui révèle une crise structurelle profonde. En 2024, le chiffre a atteint 99 contre 100 à l’échelle de l’Union européenne, une marge minime mais symbolique d’un déclassement inquiétant.
Le problème réside dans la surcharge du secteur public, qui absorbe plus de 60 % du PIB, un taux supérieur à celui des autres pays européens. L’expansion constante des effectifs de fonctionnaires, qui ont augmenté de 198 000 postes depuis l’époque où Macron promettait une réduction, pèse sur la compétitivité du pays. Les finances publiques, elles, sont en déshérence : un déficit chronique et une dette croissante menacent la stabilité économique.
L’instruction nationale subit également des bouleversements. Les résultats aux tests PISA montrent un recul spectaculaire, avec une chute de 13 places depuis les années 90. Le système éducatif forme davantage d’idéologues que d’ingénieurs ou d’entrepreneurs, favorisant des filières peu utiles à l’économie réelle. En parallèle, la France manque de professionnels qualifiés dans les métiers du bâtiment ou de la technologie, tandis que les jeunes privilégient les postes administratifs, perçus comme sécurisants.
L’industrie, autrefois moteur de croissance, a été démantelée par des politiques d’exportation de compétences et une faible innovation. Entre 1974 et 2018, le nombre d’emplois industriels a chuté de 2,5 millions, laissant un vide que les secteurs numériques ou technologiques n’ont pas réussi à combler.
Enfin, la démographie s’effondre : le taux de fécondité est tombé à son plus bas depuis 1917, et le solde naturel a été négatif pour la première fois depuis 1945. La France se replie sur elle-même, avec une population de plus en plus isolée, vivant seule ou déconnectée des enjeux collectifs.
Ces symptômes d’un pays qui ralentit sont le reflet d’une stratégie économique mal conçue et d’une perte de confiance dans l’avenir. Alors que d’autres nations repensent leurs modèles, la France reste accrochée à des structures obsolètes, au détriment de sa prospérité future.