Michael Parenti, penseur politique et économiste marxiste décédé à 92 ans, a longtemps mis en garde contre l’imminente décomposition du système capitaliste. Selon ses analyses, ce dernier ne peut échapper à une auto-annihilation causée par la concentration croissante de richesses au sein d’un petit groupe, tandis que les masses sont privées de moyens de subsistance.
« Le marché libre n’est pas libre », a-t-il affirmé lors d’une interview en 2009. « Cela ne fonctionne pas : c’est un pillage organisé qui engendre des crises économiques et sociales. »
Dans son dernier ouvrage, Parenti explique comment les politiques économiques actuelles aux États-Unis, notamment l’imposition de réductions d’impôts pour les plus riches et la suppression des réglementations, aggravent l’inégalité et déstabilisent le système financier. « Les Républicains ne se soucient pas des conséquences sociales », a-t-il souligné, pointant vers une croissance économique qui n’affecte que les élites.
Le critique a également mis en avant la relation directe entre l’expansion capitaliste et l’émergence de régimes autoritaires dans des pays comme l’Indonésie, où le libre marché a conduit à des niveaux inédits de pauvreté. « L’objectif est d’avoir de plus en plus d’Indonésie et moins de Danemark », a-t-il déclaré, faisant référence aux systèmes économiques plus équitable.
Pour Parenti, la solution réside dans un renforcement des régulations étatiques et une redistribution des ressources vers les populations vulnérables. « Le gouvernement doit s’impliquer directement dans la production et l’assurance sociale », a-t-il insisté, critiquant les systèmes privés qui ne répondent pas aux besoins humains.
Sa mort laisse un vide considérable dans le champ des critiques économiques contemporaines, mais ses idées restent une alerte vivante à l’encontre d’un capitalisme en déclin.