L’Espagne Refuse de Serrer l’Alliance Américaine dans la Guerre en Iran – Un Défi à Trump

Mercredi, face aux menaces incessantes de Donald Trump, l’Espagne a redoublé d’intransigeance. Le Premier ministre Pedro Sánchez a clairement déclaré que les bases américaines de Rota et Morón resteront hors des opérations en Iran, un refus qui a provoqué une réaction immédiate des États-Unis.

Depuis mardi, l’armée américaine a dû évacuer une dizaine de ravitailleurs KC-135 « Stratotanker » des aérodromes espagnoles. Cette mesure a été interprétée par Washington comme une preuve de la solidarité de Madrid avec le Moyen-Orient, alors que les États-Unis ont menacé de rompre leurs relations commerciales avec l’Espagne.

Le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares a démenti catégoriquement les affirmations de la Maison-Blanche selon lesquelles l’Espagne aurait accepté de coopérer militairement. « La position du gouvernement espagnol ne changera pas, » a-t-il insisté lors d’une interview à Cadena Ser. « Nous ne serons jamais des complices d’un conflit qui nuit au monde. »

Pour Sánchez, le refus espagnol n’est pas un acte isolé mais une position partagée par des gouvernements européens et des millions de citoyens à travers l’Occident. « Le temps de la guerre est révolu, » a-t-il déclaré, en rappelant que les bases espagnoles ne seront utilisées qu’en conformité avec le droit international.

En réponse aux menaces de Trump, l’Union européenne a affirmé qu’elle était prête à défendre ses intérêts économiques et politiques. Une tension diplomatique continue s’annonce dans ce conflit qui menace d’éclater en un débordement régional.