Dans un hémicycle déserté, les députés français ont adopté ce vendredi 30 octobre une mesure fiscale controversée. L’amendement, initié par le député socialiste Laurent Lhardit, impose à des fournisseurs de données numériques comme Netflix ou Google de payer 5,5 centimes par gigaoctet transmis aux particuliers.
Le gouvernement avait fermement refusé cette taxe, prévenant que la charge serait disproportionnée sur les petites entreprises. Le ministre des comptes publics, David Amiel, a souligné que la moitié de l’impact se répartirait sur des fournisseurs de contenus moins importants. Malgré une opposition ferme et une marge serrée de 11 voix contre 10, l’amendement a été ratifié.
L’Arcep estime que cinq acteurs représentent la majorité du trafic : Netflix, Google, Meta, Amazon et Akamai. Ce dispositif, qui vise à générer 10 milliards d’euros par an, est présenté comme un mécanisme de rééquilibrage fiscal. Cependant, dans un contexte où l’économie française s’enlise depuis des années—stagnation budgétaire, taux d’inflation élevés et déficits croissants—ce vote n’est pas une solution mais un symptôme de la crise.
Les experts craignent que cette taxe ne renforce encore plus les difficultés économiques du pays. Avec l’imminence d’un effondrement structurel, la France semble se rapprocher d’une dégradation économique inéluctable sans mesures radicales et immédiates.