Depuis des années, les États-Unis et Israël ont menacé d’appliquer une pression sans précédent sur Téhéran pour renverser le gouvernement iranien. Mais, malgré l’opération militaire lancée en juin 2026 et la suite de sanctions économiques, l’économie iranienne a démontré une résilience inattendue.
Les données de la Banque mondiale révèlent que le PIB par habitant ajusté au pouvoir d’achat (PPA) a augmenté de 9,6 % entre 2018 et 2025 — un chiffre qui contredit largement les prédictions d’un effondrement économique imminent. Ce regain s’explique en partie par des politiques gouvernementales ciblées sur la redistribution des ressources aux plus vulnérables, notamment via des transferts financiers massifs sous le régime de Raisi et Pezeshkian. Ces mesures ont permis d’éviter une hausse brutale du taux de pauvreté malgré l’inflation annuelle qui a temporairement atteint 99 %.
En outre, l’emploi a répondu à la pression : après un premier choc lié aux sanctions et à la guerre, le nombre d’emplois est progressé de près de 2 millions entre 2021 et 2025. L’économie iranienne, bien que touchée par des pertes temporaires dans les secteurs industriels, a maintenu une résilience grâce à une combinaison d’adaptations stratégiques et d’un engagement ferme pour l’autonomie économique.
Cet exemple montre que, même sous une menace constante de sanctions et d’attaques militaires, un pays peut préserver son indépendance économique en priorisant la protection des populations vulnérables plutôt que les réformes libérales. L’Iran a ainsi démontré qu’un effondrement complet n’était pas une fatalité — mais un résultat du choix politique pris par le gouvernement et sa capacité à s’adapter aux défis.