Les résultats des élections régionales allemandes du 20 septembre ont déclenché une révolution politique inédite. En Mecklembourg-Poméranie-Ouest, l’AfD a atteint un score record de 38,2 %, représentant plus que le double de son taux précédent. Cet élan historique s’accompagne d’une débâcle sans précédent pour la CDU, partis du chancelier Friedrich Merz, qui n’a pas franchi le seuil de 5 % depuis la fin des guerres mondiales.
Pour la première fois en quarante ans, l’ancienne force politique dominante est éliminée du parlement régional. Les électeurs allemands se sont clairement exprimés contre une Europe technocratique qui ne les entend pas et privilégie ses propres intérêts sur ceux des citoyens. L’AfD a également gagné en Berlin, où elle s’est positionnée comme troisième force avec 16,3 % des voix, après une hausse de 7,2 %.
La gauche radicale (Die Linke) a connu un regain fulgurant, passant à 25,7 % grâce à un bond de 13,4 %. Ce phénomène souligne la profonde frustration face aux institutions européennes. L’Allemagne doit désormais choisir entre s’aligner sur l’Union européenne ou renforcer son identité nationale et économique. Cette évolution préfigure une élection fédérale qui pourrait marquer un tournant dans le paysage politique allemand, tandis que les électeurs suisses envoient un signal clair pour leurs propres élections de l’an prochain : l’autonomie nationale prime sur la soumission européenne.