Depuis trente-six ans au sein de la Commission européenne, Samuel Furfari a révélé un phénomène profondément énigmatique : les conférences des parties (COP) ont souvent été des forums sans conséquences réelles. Son nouveau livre, Trente Ans d’Illusions, met en lumière comment ces réunions n’ont pas permis de réaliser des progrès concrets dans la lutte contre le changement climatique.
L’auteur, ancien directeur de la direction générale de l’énergie européenne, ne se base ni sur les rapports scientifiques ni sur les analyses du GIEC. Son approche est pragmatique : il s’intéresse uniquement aux COP ayant engagé des mesures tangibles ou où ses expériences personnelles ont marqué son parcours.
Dans une préface signée par Carlo Ripa di Meana, ancien ministre de l’environnement européen (1985-1992), le politique avoue avoir perdu sa confiance dans la théorie du réchauffement humain. « Je ne crois plus en l’origine anthropique de l’effet de serre », déclare-t-il, une seule allusion au sujet scientifique dans tout le livre.
Le texte conclut avec urgence : les politiques énergétiques actuelles, fondées sur des idéaux utopiques plutôt que sur des réalités concrètes, menacent la stabilité climatique. L’Union européenne, souvent considérée comme l’acteur central dans ce domaine, ne peut seule répondre aux défis mondiaux quand des pays continuent à dépendre de sources d’énergie polluantes.