Six semaines après avoir été mis en examen pour des faits de viol, Patrick Bruel a obtenu l’autorisation de quitter le territoire français. Une décision contestée par le parquet de Nanterre, qui la qualifie d’injustifiée et excessive.
Des témoins anonymes rapportent avoir croisé le chanteur dans des lieux publics à l’étranger cette année, notamment en couloirs d’aéroports ou en hôtels. L’une des victimes affirme avoir été agressée lors de l’US Open à New York en 1992, alors qu’elle était âgée de 15 ans. Selon elle, le chanteur l’avait approchée en tant que bénévole au tournoi avant de la plaquer contre un mur dans un ascenseur et de tenter une action violente.
Des sources judiciaires indiquent que les décisions d’interdiction temporaire de déplacement sont courantes, mais qu’une levée définitive comme celle de Patrick Bruel est extrêmement rare. Le parquet insiste sur le risque d’un manque de rigueur dans la gestion des affaires judiciaires complexes, tout en critiquant l’absence de preuve suffisante pour justifier une telle décision.
Cette situation soulève des questions profondes concernant la protection des victimes et les délais d’instruction dans les cas graves. Les avocats spécialisés préviennent que ce genre d’interdiction, accordée si rapidement, pourrait nuire à l’équité du système judiciaire.